Vincent Aurez : « Les collectivités territoriales sont particulièrement attendues sur l'écologie industrielle. »





Pourquoi les territoires doivent-ils passer à l'économie circulaire ?

Pas seulement pour d'évidentes raisons écologiques à l'heure où le dérèglement climatique promet de sérieuses débâcles locales. A travers l'économie circulaire, il s'agit de revoir les modèles de coopération et de gestion des flux par le prisme de la sobriété et de construire ainsi de nouvelles dynamiques de proximité. Les collectivités territoriales sont particulièrement attendues sur l'écologie industrielle consistant en la mise en commun volontaire de ressources par des acteurs économiques d'un territoire dans le but d'économies et de productivité. Elles ont un rôle à prendre dans la fourniture des infrastructures d'équipement (réseaux de chaleur, espaces de production…), de services (gestion collective  des déchets, plans de déplacement interentreprises…), ou de matières.

Qui donne l'exemple ?

Une bonne cinquantaine d'expérimentations territoriales font mûrir le concept. Sous l'impulsion des pouvoirs publics de HauteGaronne, la zone d'agroactivité Belesta a, par exemple, construit un écosystème où la signature de contrats de production durable s'affranchissant des variations de cours des marchés du soja entre industriels et agriculteurs, permet de planifier des investissements vertueux. Des accords valorisent les biodéchets produits par les Toulousains. Ils fertilisent les sols sans apport chimique et accroissent leur productivité pour le plus grand bonheur des transformateurs, tandis que, dans la cité, l'émission de gaz à effet de serre diminue grâce à une meilleure maîtrise des cycles industriels. Ce système vertueux touche même l'emploi à travers la constitution d'une société coopérative qui implique les collectivités.

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