Une alternative et une opportunité : l’économie circulaire



Confrontées à l’épuisement des ressources minières à plus ou moins long terme, les entreprises devront puiser leurs matières premières dans les vastes stocks présents dans les déchets d’équipements électroniques encore peu ou pas recyclés. Un basculement des modèles industriels vers l’économie circulaire, qui suppose de faire monter en puissance et d’industrialiser les filières et technologies de recyclage.


Il y a de l’or dans nos poubelles… et ce n’est pas une métaphore ! D’après les études menées par le groupe de travail sur les ressources rares, jeter à la poubelle un téléphone mobile de moyenne gamme revient à se débarrasser des 10mg et 0,38$ d’or qu’il renferme dans les connecteurs de ses composants électroniques. Cela ne semble pas beaucoup, mais il faut multiplier ces chiffres par le nombre de terminaux arrivant chaque année en fin de vie. Ainsi la production annuelle des nouveaux PC’s, téléphones mobiles, tablettes et autres produits électroniques de grande consommation mobilise chaque année 320 tonnes d’or et 7500 d’argent, ce qui représente pour l’or environ 8% de la demande mondiale. Et quand on considère en parallèle que le sous-sol ne renferme plus qu’une vingtaine d’années de réserves d’or au rythme actuel d’extraction, on comprend mieux tout l’enjeu qui entoure le recyclage et la valorisation des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE)…

des « gisements urbains » riches et concentrés

Cela d’autant plus que ce qui est vrai pour l’or et les mobiles l’est aussi pour la plupart des autres métaux et minéraux rares, contenus dans tous les types d’équipements : les boxes, les équipements réseaux, les cartes électroniques, le matériel informatique, etc. Les quantités de matières premières stratégiques renfermées par les DEEE sont souvent très largement supérieures aux réserves naturelles, et à des concentrations beaucoup plus élevées : 5g d’or par tonne de minerai extrait, contre 200 à 1000 grammes par tonnes dans les différents types de DEEE !

L’exploitation de ces « gisements urbains » se révèle donc une solution essentielle pour parer à l’épuisement des stocks sous-terrain et sécuriser les approvisionnements en ressources rares des régions non-productrices – comme c’est le cas de l’Europe, dont la consommation de nombreux métaux stratégiques repose à 100% sur l’importation, à l’exception du cuivre dont le continent produit environ 50% de ses besoins, du zinc (35%), du fer ou de la bauxite (près de 20%).

placer le recyclage au cœur de la stratégie du Groupe

La question du recyclage n’est bien sûr pas nouvelle. Comme le rappelle Gilles Dretsch, responsable projets environnementaux et membre du groupe de travail sur les ressources rares, « le Groupe travaille depuis plusieurs années à l’optimisation de sa gestion des DEEE dans le cadre de sa politique RSE. Leur collecte et leur prise en charge par des filières de recyclage fiables et traçables sont d’ailleurs une obligation en Europe. Et même si le cadre légal varie d’un pays à l’autre, c’est un sujet sur lequel toutes les filiales sont mobilisées, y compris en AMEA où les filières de recyclage sont encore très restreintes ».

Aujourd’hui, cependant, il s’agit de passer à la vitesse supérieure. Le recyclage ne doit plus seulement être pensé sous l’angle de la responsabilité environnementale, mais aussi comme un élément décisif de la stratégie du Groupe pour sécuriser ses approvisionnements. C’est une des missions du groupe de travail sur les ressources rares, et l’objet d’un comité spécifique du COMES, auquel Orange participe aux côtés de toutes les grandes fédérations industrielles : télécoms, aéronautique, automobile, chimie, recyclage …

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Mots clés : Orange
Jeudi 24 Avril 2014

  

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