Un nouveau modèle industriel pour plus de bénéfices, plus d’emplois et moins d’impact sur l’environnement




Un nouveau modèle industriel pour  plus de bénéfices, plus d’emplois  et moins d’impact sur l’environnement

Basé sur des données chiffrées et des retours d’expériences d’entreprises leaders (Toyota Motors, Coca Cola Entreprise, Unilever, Body Shop, …), le rapport « What if », étude inédite en France réalisée par le cabinet anglais Lavery/Pennell, établit un lien direct entre l’adoption d’un nouveau modèle industriel et le retour à la croissance (estimée à 9%), la création de 168 000 emplois et la réduction de plus de 14% des émissions de gaz à effet de serre, à l’échelle Européenne. Voici les grands contours de ce nouveau modèle plus rentable et durable :

Des défis mais surtout des opportunités pour les entreprises


Ce nouveau modèle industriel comporte trois étapes répondant aux défis auxquels les entreprises font face aujourd'hui :
 
  1. Améliorer  l’efficacité de  la gestion des ressources non liées au travail pour réduire les coûts (et les effets sur l'environnement).
  2. Réinvestir les économies de l'étape 1 dans des intrants durables (énergie renouvelable, matériaux recyclés,…) pour améliorer la sécurité de l'approvisionnement, réduire la volatilité des prix, créer de l'emploi et diminuer les effets sur l'environnement.
  3. Développer de produits innovants et capter des nouvelles parts de marché, en tirant parti des avantages concurrentiels découlant des deux premières étapes.

Quelques mesures pour accélérer la transition dans les entreprises…


S'engager à réduire les matériaux utilisés de 5 % par unité de production, à réduire la consommation d'énergie de 20 % par unité de production et à utiliser 100 % d'énergie verte d'ici 2020.
 
Demander à leurs fournisseurs de présenter des Déclarations Environnementales Produits ou des données validées issues de l’analyse du cycle de vie pour leurs produits/matériaux, afin que l'attention soit toujours portée sur l'impact environnemental des matières premières et produits. 
 
Repenser les produits en s'interrogeant sur leur capacité, non seulement à mieux répondre aux attentes des clients en les proposant sous une forme différente (par ex. entretien, remise à neuf ou utilisation partagée),  mais également à créer plus de valeur en économisant sur les ressources


Les leviers essentiels de transition vers le Nouveau Modèle industriel

 
  • Le leadership du Top Management : le Nouveau Modèle Industriel est une activité permanente ; une entreprise doit tenir le cap, ce qui est difficile sans l'impulsion des cadres supérieurs en faveur de la transition. En outre, étant donné que de nombreux services de l'entreprise devront évoluer (y compris achats, opérations, marketing et ventes), le PDG est souvent le seul haut responsable à jouir d'une autorité qui englobe tous les domaines. Aux commandes des entreprises pionnières qui ont adopté le Nouveau Modèle Industriel (sous l'apparence du ‘développement durable’) se trouvent des fondateurs ou PDG démontrant un profond engagement public comme Paul Polman (Unilever), Ian Cheshire (Kingfisher), Anita Roddick (Body Shop), Ray Anderson (Interface), Yvon Chouinard (Patagonia) et Gunter Pauli (Ecover).
 
  • L'implication du personnel : en effet, il est fondamental de tirer profit de sa compréhension détaillée du métier, de ses idées d'amélioration et de son enthousiasme. D'importantes améliorations dans l'utilisation efficace des ressources non liées au travail peuvent être réalisées à travers un changement du comportement du personnel et des modifications des processus et des systèmes, dont le coût est faible. Cela améliore également la motivation et la participation tout en favorisant l'innovation du bas vers le haut.
 
  • Le rôle primordial des pouvoirs publics : les normes de performance réglementaires contribuent à encourager l'utilisation efficace des ressources non liées au travail. Toutefois, les pouvoirs publics peuvent davantage faciliter la transition :
> en déplaçant la charge fiscale du travail pour la mettre sur l'utilisation de ressources vierges et les dommages environnementaux,
> en ordonnant la transparence des intrants et des impacts, par la création d’un système d'évaluation permettant de comparer l'énergie nécessaire à la mise sur le marché des produits de différents producteurs  (et notamment des produits à forte intensité énergétique comme l'acier ou le verre),
> en élargissant la demande des marchés publics pour les produits « contenant » un pourcentage élevé de matériaux recyclés et d'énergie d’origine renouvelable,
> en obligeant un passage à l'efficacité énergétique lorsqu'un audit indique une période de retour sur investissement inférieure ou égale à trois ans.


Ce Nouveau Modèle Industriel dissocie la réussite économique de la consommation des ressources naturelles. Il dépasse la pensée dominante, qui considère le développement durable comme une activité de conformité et des coûts additionnels, pour stimuler les revenus et les bénéfices, en intégrant le développement durable dans la stratégie fondamentale de l'entreprise. La logique qui sous-tend le nouveau modèle est implacable : des bénéfices accrus, davantage d'emplois et un impact réduit sur l'environnement.

Plus d'informations sur le site Interface
 

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Lundi 31 Mars 2014

  

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