Réparation : bientôt une filière de pièces détachées d'occasion pour le gros électroménager ?



Une étude, commandée par l'Ademe, estime que la création d'une filière de pièces détachées de seconde main est financièrement viable si elle s'appuie sur le réseau existant Envie. Mais des verrous restent à lever avant son lancement opérationnel.


Réparation : bientôt une filière de pièces détachées d'occasion pour le gros électroménager ?
Avec la crise et la prise de conscience des enjeux environnementaux, les Français sont de plus en plus sensibles au réemploi et à la réparation. Après les magasins de seconde main, les ressourceries, ce sont les repair cafés  qui prolifèrent sur le territoire, pour prolonger la vie des objets et lutter contre l'obsolescence programmée. Preuve que ce phénomène est appelé à durer, l'Ademe et le Groupement interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager (Gifam) ont commandé une étude sur la viabilité économique d'une filière de pièces détachées d'occasion pour le gros électroménager. "Le business plan réalisé sur trois ans montre que la filière est rentable et demande un investissement et un besoin en fond de roulement limités", du moment qu'elle s'appuie sur un réseau existant, conclut l'étude réalisée par RDC Environment et KPMG.

Celle-ci se penche également sur les étapes à passer avant le lancement d'une telle filière. Trois ateliers du réseau Envie, spécialiste de la réparation et du réemploi de l'électroménager, sont d'ores et déjà candidats pour la rendre opérationnelle : Strasbourg (67), Reims (51) et 2ENord (Lesquin, 59). Ces centres sont "spécialisés dans le test des appareils, ont une expérience dans le stockage et le référencement, et disposent des infrastructures nécessaires pour la création de la filière sans besoin d'investissement majeur", souligne l'étude.

Mais il faut d'abord, clarifier le statut de déchet des pièces détachées, les responsabilités de chaque acteur (recycleurs , éco-organismes, dépanneurs, clients) et les relations contractuelles entre ces acteurs . Les process devront aussi être affinés, ainsi que les investissements nécessaires et les qualifications requises pour le personnel participant. Cela pourra se faire à travers un projet pilote de deux mois, estime l'étude.

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