Recyclage: la première mine du 21e siècle dans les poubelles des pays développés




Paris - Antoine Frérot, PDG de Veolia, a estimé mardi que la première mine du XXIe siècle se trouvera dans les poubelles des pays développés, plaidant ainsi pour des mesures en faveur de la filière du recyclage, notamment en France.

Pour stimuler le traitement et la valorisation des déchets, il faut notamment, fixer des objectifs importants de réduction des mises en décharge des déchets, évoquant à l'occasion d'une conférence de presse sur l'économie circulaire, une baisse de 25% d'ici 3 ans, par exemple dans le cadre de la future loi sur la transition énergétique.

Le projet de loi, présenté mi-juin par Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie et de l'Energie, fixe un objectif de réduction de moitié d'ici 2050, alors qu'en 2010, 26,5% des déchets produits en France ont été mis en décharge, c'est-à-dire ni recyclés, ni valorisés énergétiquement, ni incinérés.

Par ailleurs, le PDG de Veolia, un des leaders mondiaux du secteur, a évoqué des pistes de réflexion autour d'un soutien en phase de démarrage des activités de recyclage car au début, la matière recyclée est toujours plus chère que la matière vierge et souvent le recycleur bute sur cette période de lancement avant de pouvoir trouver une équation économique compétitive.

Parmi ces pistes, il a évoqué une TVA à taux réduit pour les produits qui intègreraient une certaine quantité de matières recyclées dans leur fabrication.

Pour les déchets qui sont, en l'état actuel des technologies, considérés comme non recyclables mais qui peuvent être valorisés énergétiquement, M. Frérot a plaidé pour qu'ils soient considérés comme des énergies renouvelables et qu'ils puissent donc bénéficier d'un accès au tarif d'achat de l'électricité, au même titre que l'éolien, le solaire ou la biomasse.

Parmi les facteurs limitants du recyclage des déchets, le pdg de Veolia, pointe surtout le processus de tri, qui pèse le plus lourd sur les coûts des industriels, car encore trop manuel.

Il préconise ainsi une meilleure prise en charge à la source, c'est-à-dire par les usagers, avec le développement des systèmes de consignes.

Autre frein pour la filière: la technologie, qui ne permet pas toujours de recycler les déchets dans une forme la plus proche possible de la matière première vierge.

Pour Antoine Frérot, il y a dans ce domaine toute une série de progrès à faire et ce sera certainement l'enjeu des cinq prochaines années.

VEOLIA ENVIRONNEMENT


Source (©AFP / 01 juillet 2014 19h59) Romandie


Mots clés : Véolia propreté
Jeudi 3 Juillet 2014

  

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