Le vélo, un engin solidaire qui tourne rond



Le nombre d’ateliers de réparation participatifs et solidaires ne cesse d’augmenter en France.


Le vélo, un engin solidaire qui tourne rond
La petite reine a plus d’un tour de roue dans son sac. Moyen de transport économe en CO2 par excellence, elle est en train de donner naissance à une filière de valorisation des déchets et de réinsertion professionnelle. Tout ceci se passe dans les ateliers de réparation « participatifs et solidaires », dont le nombre ne cesse d’augmenter selon une étude publiée par le réseau L’Heureux cyclage. « On en dénombre 71 en activité, contre une trentaine en 2010 », souligne Julien Allaire, administrateur du réseau.

« Ces structures, associatives dans leur immense majorité, sont des lieux où l’on apprend à réparer soi-même son vélo, explique-t-il. Beaucoup de gens abandonnent leur bicyclette parce qu’elle est en mauvais état ou simplement crevée. Nous voulons favoriser l’autonomie des cyclistes pour rendre durable leur pratique du deux-roues. »

Jusque 15 000 vélos récupérés chaque année

Mais la plupart de ces ateliers cherchent aussi à récupérer des vélos laissés à l’abandon pour les « recycler ». Certains sont réparés et vendus d’occasion, d’autres simplement démontés pour alimenter le stock de pièces détachées. En France, L’Heureux cyclage évalue entre 12 000 et 15 000 le nombre de vieux deux-roues traités, contribuant ainsi à la mise en place d’une économie circulaire du vélo à l’échelon local. En plus, les ventes constituent bien souvent la première source de revenus pour ces structures.

La réparation de vélo est aussi un excellent moyen d’aider les personnes éloignées de l’emploi à se remettre en selle. « C’est une activité pas trop technique, qui permet de sortir des secteurs traditionnels de l’insertion, que sont les espaces verts et le bâtiment », souligne Chloé Mandelblat, de ByciclAide, l’un des ateliers franciliens officiellement reconnu comme chantier d’insertion par l’État. 
Situé à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), il emploie dix personnes en contrat aidé de 6 à 24 mois. « Nous les formons au métier de mécanicien vélo et travaillons avec elles à leurs problématiques de logement ou de santé », précise Chloé Mandelblat. Raison de plus pour leur confier nos vieux biclous.

SÉVERIN HUSSON

LA CROIX / 05/03/13



Mots clés : l'heureux cyclage

  

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