[Le populaire du centre] L'économie circulaire, enjeu de demain



Une nouvelle notion économique apparaît depuis 2009 dans les écrits. Elle vise à mettre fin à la société de consommation.


Le 6 février, l'Institut de l'économie circulaire a été lancé à l'Assemblée nationale. C'est une association loi 1901 qui regroupe plus de 200 membres allant des régions à de grandes entreprises en passant par de simples collaborateurs, comme Grégory Giavarina, qui en sa qualité de délégué général de l'Institut est venu dispenser une conférence, dans les locaux de l'Ensil (Ecole nationale supérieure d'ingénieurs de Limoges). L'occasion d'en savoir plus sur l'économie circulaire, surtout qu'en Limousin des structures  comme Sève ou Limousin Nature Environnement rentrent parfaitement dans le cadre de cette notion.

"Le but est d'allonger la durée de vie des produits"

Pour en savoir plus, il faut remonter très loin, aux environs de la fin du XIXème siècle, avec le commencement de l'ère industrielle, "Là, on a commencé a utiliser un système linéaire extraction - fabrication - consommation - réduction. Ce système  a explosé de toute part à partir des années soixante-dix lorsque la société est devenue société de consommation", explique Grégory Giavarina en préambule.

Cette société de consommation a amené une production massive et une consommation encouragée par un renouvellement constant des produits. Tout cela a abouti à une surexploitation des ressources terrestres. Selon l'ODCE (Organisation de coopération et de développement économique), en 2009, 68 milliards de tonnes de ressources ont été utilisées (en 1970, ce chiffre était de 34 milliards).

Des chiffres que reconnait totalement le délégué général. Selon lui, "ils illustrent parfaitement la société dans laquelle nous vivons depuis plusieurs années. En les conjuguant à la hausse de la population mondiale, on va droit dans le mur. C'est pour cela que la notion d'économie circulaire est arrivée. Elle offre une alternative, un autre système économique plus durable et plus en accord avec l'environnement".

Elle a pour seul objectif de "découpler la croissance en allongeant la durée de vie des produits", note Grégory Giavarina. L'économie circulaire est donc un cercle qui retranscrit sans cesse le même schéma en utilisant au maximum tous les leviers de la vie d'un produit. En premier lieu,  il va être conçu de manière écologique par la réutilisation de matériaux ou par la diminution de ses composants. Par exemple, une cafetière utilise quinze couchent de plastiques. Dans une logique d'économie circulaire, on pourrait en utiliser seulement deux ou trois.

Les sites de revente comme solution

Deuxième levier, celui du réemploi. "Si un produit ne me convient plus, au lieu de le laisser de côté ou de le jeter, il faut tenter de le vendre pour lui redonner une seconde vie. Ou sinon, on peut le faire réparer ou le reconditionner", ajoute Grégory Giavarina.

En définitive, des plateformes comme "Le Bon Coin" ou "Ebay" sont parfaitement en accord avec l'économie circulaire. Surtout que, sans le savoir, beaucoup de personnes sont déjà dans cette démarche depuis plusieurs années. Un vide greniers, c'est de l'économie circulaire. Faire du compost, c'est de l'économie circulaire. Acheter une machine à laver reconditionnée, c'est à dire faite à partir de plusieurs anciennes, est une démarche d'économie circulaire.

Au final, cette notion est présente dans notre quotidien depuis plusieurs années et la création de cet institut en France va permettre de la démocratiser et de la généraliser au plus grand nombre, notamment au niveau des entreprises car l'économie circulaire ne doit pas être la volonté d'une seule personne mais celle de tout le monde.

Source : Extrait du journal papier "Le populaire du centre" du samedi 16 novembre 2013

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