La Croix | L’ « économie circulaire », quand les déchets se transforment en matières premières



Le député EELV François‑Michel Lambert lance mercredi 6 février à l’Assemblée nationale un Institut de l’économie circulaire.


La Croix | L’ « économie circulaire », quand les déchets se transforment en matières premières
« Nous devons sortir du modèle de l’économie linéaire dans lequel on prélève des ressources naturelles sur tous les continents, on transforme, on consomme et on jette », assure le député EELV des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert. Vive plutôt « l’économie circulaire », qui fait des déchets des uns les matières premières des autres. Un exemple : « La plus grande mine d’or du monde aujourd’hui se trouve dans nos déchets électroniques », poursuit l’élu, qui lance ce matin, à l’Assemblée nationale, l’Institut de l’économie circulaire. Le but de ce groupe de réflexion, où vont se côtoyer élus, industriels et chercheurs ? « Réfléchir, échanger, mettre les acteurs en présence et au final élaborer une loi pour faciliter l’économie circulaire », précise François-Michel Lambert. DU BERCEAU AU BERCEAU Le concept est à la mode, tant devient exponentielle la consommation de matières premières nécessaire pour alimenter la machine à produire mondiale. Il a notamment été théorisé par l’architecte américain William McDonough et le chimiste allemand Michael Braungart dans un livre intitulé Cradle to cradle(« Du berceau au berceau »), devenu un best seller mondial. L’économiste Jeremy Rifkin en fait aussi un des piliers de sa « troisième révolution industrielle ».L’idée est de s’inspirer du fonctionnement de la nature, « où déchet égale ressource ». « L’usine Alteo de Gardanne, que je connais bien, produit de l’alumine et rejette aujourd’hui ses boues rouges à la mer, précise le député.Or, elle est en train de convertir son modèle industriel pour valoriser la boxaline qui se trouve dans ses rejets et qui peut servir à la dépollution de site. » LA POSTE ET LES CIMENTIERS ONT DÉJÀ REJOINT L’INSTITUT L’économie circulaire va au-delà du seul recyclage. Elle commence en effet par concevoir des produits dont les composants pourront être démontés et réutilisés, si possible à l’infini. Une réflexion a déjà commencé en ce sens dans l’industrie automobile. Les industriels pourraient par ailleurs être incités à se regrouper géographiquement pour échanger ou mutualiser leurs déchets. Le concept inclut aussi la réflexion sur le réemploi (marché de l’occasion) et au final le recyclage des déchets ultimes. « Tout le monde s’y retrouve, plaide François-Michel Lambert. Ce système épargne les ressources naturelles, crée des emplois non délocalisables et consolide les entreprises. » Reste à le mettre en pratique, ce qui nécessite« des échanges, des rencontres, beaucoup d’intelligence et des assouplissements réglementaires ». Le groupe La Poste, l’éco-organisme de recyclage du papier EcoFolio, le syndicat français de la cimenterie ou encore la sénatrice Chantal Jouanno ont déjà rejoint le nouvel institut EMMANUELLE RÉJU La Croix | 06/02/13 |


  

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