L'écologie industrielle systématisée dans le canton de Genève



Depuis dix ans, Genève travaille à améliorer la durabilité de ses activités économiques grâce à l'écologie industrielle. En 2012, le canton a même inscrit ce principe dans sa Constitution.


L'écologie industrielle systématisée dans le canton de Genève
Genève fait figure de pionnier en matière de législation sur l'écologie industrielle. Alors que la France réfléchit à la façon de développer l'économie circulaire, le canton suisse a légiféré dès 2001 pour favoriser les « synergies entre activités économiques ». L'objectif est de faire évoluer l'ensemble du système industriel de la ville pour le rendre plus durable. En pratique, il s'agit d'utiliser les ressources de manière plus efficace et de valoriser les déchets, en créant de nouvelles collaborations entre les entreprises.

Pour commencer, le canton genevois a passé au crible sa consommation de ressources et sa production de déchets. Le bilan dressé en 2005 est sans surprise : le système industriel n'est pas durable. Si l'eau est relativement abondante grâce au lac Léman, les matériaux de construction et l'énergie font partis des ressources les plus critiques.

Avec des gravières locales épuisées d'ici 15 ans et un manque de place pour les déchets de démolition, le recyclage dans le BTP est une priorité. L'administration publique s'est alors attelée à changer les comportements des grands groupes du bâtiment. Le projet Ecomat accompagne les industriels pour qu'ils recyclent et réutilisent les graves. Et l'État réclame des matériaux recyclés dans les marchés publics. « Ecomat devrait permettre de doubler les disponibilités locales de gravier », se félicite Daniel Chambaz, directeur du service cantonal des déchets. Celui qui a présidé l'ensemble du programme de la ville sur l'écologie industrielle estime avoir « anticipé les problèmes avec dix ans d'avance ».

Sur l'énergie, les résultats sont moins spectaculaires. Le canton accueille peu d'industrie lourde, grosse productrice de chaleur. Il est plus difficile de valoriser la chaleur produite par les petites industries locales, explique Daniel Chambaz. Une loi sur l'énergie votée en 2011 vise, quartier par quartier, à évaluer les besoins et à utiliser les ressources énergétiques disponibles sur place. Parmi d'autres, l'entreprise Rolex devrait ainsi bientôt brancher son système de refroidissement sur un réseau de chaleur pour alimenter un quartier d'habitation.

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