JDLE | L'économie circulaire made in France




JDLE | L'économie circulaire made in France
Un nouveau modèle économique basé sur une utilisation efficace des ressources et des déchets… L’idée vient de trouver un nouvel élan dans
l’Hexagone avec le lancement, ce 6 février à l’Assemblée nationale, del’Institut de l’économie circulaire, présidé par le député François-Michel
Lambert (Europe Ecologie-les Verts, Bouches-du-Rhône) (1)
 
Le concept d’économie circulaire n’est certes pas nouveau. Déjà, à la fin des années 1980, le chimiste allemand Michael Brangart et l’architecte
américain William Mc Donough théorisaient le Cradle-to-Cradle («du berceau au berceau»), c’est-à-dire la conception de produits qui soient
réutilisables ou recyclables à l’infini, sur le modèle d’un écosystème naturel. Mais si des initiatives ont peu à peu vu le jour dans le monde
entier, notamment grâce au lobbying de la Fondation Ellen Mc Arthur, la France était jusqu’ici à la traîne.
 
Une nouvelle dynamique semble engagée avec cette jeune association fondée par la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH), EcoFolio, La Poste, Federec (Fédération du recyclage), GrDF, l’école de gestion Euromed Management, le Syndicat français de l’industrie cimentière. «L’économie circulaire permet de mettre en place un système plus robuste, moins soumis aux aléas extérieurs et plus créateur d’emplois», a introduit François-Michel Lambert lors de la réunion de lancement.
 
Lucide, Grégory Giavarina, le délégué général du nouvel institut, affirme que «son rôle sera surtout d’identifier les nombreux freins au développement de l’économie circulaire, qui sont d’ordre réglementaire, fiscal, culturel, comportemental…». Et de mettre en place les leviers adéquats. L’objectif est clair: présenter et faire voter une proposition de loi en faveur de l’économie circulaire d’ici la fin de la mandature, en 2017. Un livre blanc, publié dans les deux ans à venir, en donnera les principales orientations.
 
Pour y parvenir, l’institut mise sur l’expertise et le travail de la soixantaine de personnalités qui l’ont déjà rejoint, comme l’ancien directeur de Greenpeace Bruno Rebelle, l’ancien président de l’Observatoire régional des déchets d’Ile-de-France (Ordif) Eric Chevaillier, l’ancienne secrétaire d’Etat à l’écologie et députée UDI de Paris Chantal Jouanno, ou encore Alain Claudot, directeur général d’EcoTLC.
 
5 groupes de travail vont orchestrer cette réflexion. Le premier, animé par l’avocat Carl Enckell, planchera sur la réglementation, alors que de
nombreux professionnels des déchets dénoncent des blocages (sur la sortie du statut de déchet notamment).
 
Dominique Bonet Fernandez, chercheure et enseignante à l’Ipag, pilotera les travaux sur l’optimisation des circuits inverses pour les biens de
consommation (retour des produits défectueux par exemple).
 
L’intégration de l’économie circulaire dans une stratégie d’entreprise fera l’objet d’un atelier animé par Cyril Adoue, docteur en écologie
industrielle.
 
La réflexion sur l’économie de fonctionnalité sera orchestrée par Anne de Béthencourt, membre du Cese et de FNH.
 
Enfin, l’atelier dédié au Cradle-to-Cradle sera animé par Christine Guinebretière, co-fondatrice d’Epea Paris, la branche française de l’institut environnemental international fondé par Michael Braungart.
 
L’Institut s’adressera directement aux décideurs, entreprises, collectivités, institutions et grand public, et diffusera des informations
sur son site internet  (2), mis en ligne le 11 février.
 
(1) François-Michel Lambert co-préside déjà le Club des parlementaires pour
une économie circulaire
 
(2) www.institut-economie-circulaire.fr
 


  

Vie de l'Institut | Communiqués de presse | Revue de presse






Librairie
Librairie





Dernier Tweet

Kedge Business School FEDEREC Fondation Nicolas Hulot GrDF La Poste
       

Institut de l'économie circulaire © 2017