Industrie: moins consommer pour préserver la compétitivité et l'environnement




PARIS - Réduire la consommation de matières premières par l'industrie permet d'améliorer la compétitivité des entreprises tout en diminuant l'impact de leur activité sur l'environnement, selon un projet d'avis du Conseil économique, social et environnemental (Cese) dont l'AFP a obtenu une copie.

Le Cese, qui conseille le gouvernement et le Parlement, émet plusieurs recommandations pour parvenir à une économie plus circulaire, qui consiste à donner une deuxième vie aux objets en les réutilisant, en recyclant ou en les transformant en matières premières.

Il est possible d'organiser une meilleure utilisation des ressources disponibles favorisant le développement de nouvelles activités et donc l'emploi, estime-t-il.

L'avis insiste sur la nécessité de sécuriser l'accès aux matières premières, et notamment aux minerais stratégiques, au moyen d'une diplomatie des matières premières européenne et d'une exploitation raisonnée des ressources.

Cette sécurisation requiert aussi de recycler les matières premières entrées en France et de les conserver dans le pays en fixant des objectifs d'utilisation par catégories de produits.

Les matières minérales non renouvelables peuvent aussi être remplacées par des produits issus de la chimie du végétal, ce qui nécessite de fixer les arbitrages entre les usages concurrents de la biomasse.

L'utilisation plus efficace des ressources implique aussi d'augmenter la durée de vie des produits, en facilitant leur revente, leur réemploi et leur maintenance. L'accès aux pièces détachées doit être assuré sur une longue durée et la garantie légale de conformité, étendue de deux à cinq ans, préconise le Cese.

La conception des produits doit elle aussi être repensée, pour allonger leur durée de vie, faciliter leur réparation et anticiper leur recyclage, a expliqué le rapporteur du projet à l'AFP, Yves Legrain, alors que 80 à 90% des coûts de recyclage découlent de la conception des produits.

Plusieurs études ont établi que les démarches d'éco-conception permettaient aux entreprises, grandes et petites, d'augmenter la valeur ajoutée de leurs produits et leurs bénéfices grâce à la révision des processus de production, l'optimisation de la consommation de ressources (...) mais aussi en stimulant l'innovation et en s'ouvrant à de nouveaux produits.

Le projet d'avis du Cese doit être débattu et adopté mardi en séance plénière, en présence du ministre de l'Ecologie Philippe Martin.


Source AFP / 14 janvier 2014 05h00


  

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