François-Michel Lambert : “Les entreprises du recyclage doivent devenir des conseillers matières”



Le rôle des entreprises du recyclage devient de plus en plus important dans la réflexion stratégique sur l’économie circulaire. Véritable pilier de ce domaine en France, François-Michel Lambert, député et président de l’Institut de l’économie circulaire, a confié à Ecogisements sa vision de l’avenir.


On parle de plus en plus d’emplois pour l’économie circulaire. S’agissant assez souvent de métiers spécialisés, que peut-on faire pour améliorer les formations ? De nombreuses entreprises forment pour l’instant leurs employés en interne.

François-Michel Lambert : “Les entreprises du recyclage doivent devenir des conseillers matières”
François-Michel Lambert : “Les entreprises du recyclage doivent devenir des conseillers matières”
François-Michel Lambert : La question de la formation débute sur le fait que l’économie circulaire relève surtout de la stratégie. Toutes les écoles de management et d’ingénieurs doivent donc intégrer un volet et une direction d’économie circulaire. Certaines le font déjà. Ensuite, il est clair que les besoins vont émerger au sein du ministère de l’Éducation nationale. La question doit se poser comme elle se pose pour d’autres sujets. Comment fait-on une convergence ? C’est pour cette raison que j’estime que nous avons besoin au sein du gouvernement d’un référent en capacité de créer la transversalité. Cela peut être un ministre ou un délégué interministériel qui crée la transversalité au ministère de l’Éducation nationale, à celui de la Recherche, à celui de l’Environnement et à celui de l’Économie.

Les organisations commencent aussi à réfléchir à de nouveaux modèles d’affaires adaptés à l’économie circulaire. Ce qui nécessite recherches, développements et investissements. Quelle rôle peuvent jouer les pouvoirs publics à ce niveau ?

François-Michel Lambert : Il y a de nouveaux business à générer et il y a pour ce faire deux leviers à mettre en œuvre. Le premier relève de la capacité à aider et lancer des entreprises par le biais des aides publiques. Il existe différents outils. Le second levier est par contre de corriger, favoriser un modèle, notamment par des TVA différenciées, par un transfert des charges sociales qui pèsent sur l’emploi vers des charges sociales qui pèseraient vers les matières premières venant à se raréfier.

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Jeudi 26 Mars 2015

  

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