François-Michel Lambert : « Il faut passer d'une économie de la possession à une société d'usage »



L'institut de l'économie circulaire doit élaborer un projet de loi « transition ressource ». Celui-ci doit préparer l'économie à la raréfaction des matières premières et fournir le cadre fiscal, législatif et territorial nécessaire.


François-Michel Lambert, Député Europe Ecologie les Verts (EELV) et Président de l'Institut de l'économie circulaire
François-Michel Lambert, Député Europe Ecologie les Verts (EELV) et Président de l'Institut de l'économie circulaire

Pourquoi faire un Institut de l'économie circulaire ?

Cet outil ne fait pas que promouvoir depuis dix-huit mois un système alternatif au gaspillage actuel de ressources. Ses membres fondateurs et les quelque deux cents instances et personnalités qui l'appuient, ont l'ambition d'élaborer un projet de loi « transition ressource » pour préparer nos économies à la raréfaction des matières premières et fournir le cadre fiscal, législatif et territorial nécessaire. Quelques éléments figureront déjà dans la loi sur la transition énergétique. D'ici à 2020 ou 2025, l'économie circulaire sera intrinsèque à nos sociétés.

Pourquoi une telle urgence ?

En quelques mois, la France a pris pleinement conscience de l'importance de ce thème, mais elle est en retard sur l'action, en comparaison avec des pays comme la Suisse, les Pays-Bas, le Danemark, le Royaume-Uni où fleurissent de multiples initiatives privées. Pour accélérer le mouvement, l'Hexagone a besoin d'une mobilisation collective (orchestrée par les politiques publiques). Un terrible échéancier nous menace de pénurie. L'an dernier, l'Homme a extrait du sol les dernières réserves de terbium qui sert à la fabrication des écrans à rayons X. D'autres métaux vont suivre au rythme de prélèvement actuel : l'indium, le palladium et le zinc dès 2023, l'or en 2025, le plomb en 2030, le cuivre en 2039, et même le fer, le métal absolu de notre monde vers 2072. La planète n'arrive tout simplement pas à suivre la croissance de nos besoins matériels. Nous devons donc considérer ce que nous produisons comme de la matière première de première qualité.

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Mardi 2 Décembre 2014

  

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