[Euractiv] Economie circulaire recherche parlementaires




[Euractiv] Economie circulaire recherche parlementaires
Cette année, ce fut au mois d'août. Le 20 août, la planète avait consommé plus de ressources qu'elle n'en produit (Lire >  Déjà trop de ressources naturelles utilisées pour 2013)
 
Mais « à force de gaspiller les matières premières, peut-être qu'à la fin du quinquennat de François Hollande, on commémorera ça le 14 juillet », estime François-Michel Lambert, député EELV, vice-président de la commission du Développement durable à l'Assemblée nationale et président de l'Institut de l'Economie circulaire (IEC).
 
Le parlementaire vient de lancer, avec Chantal Jouanno, députée UDI, le club des parlementaires pour l’économie circulaire, qui dit vouloir agir en faveur d’un changement de l’outil économique.
 
Le thème est déjà cher au parti socialiste, et certains ténors ne cessent de le répéter à l'instar de Ségolène Royal.
 
L'originalité du club tient sans doute à réunir des élus aux engagements politiques divergents, dont l'approche sur l'environnement est souvent disparate.
 
Il y a un an, une initiative autour de l'environnement avait vu le jour, sous le nom « Forum des Ecologistes », avec Daniel Cohn-Bendit et Pascal Durand. Cette fois, les premiers parlementaires signataires sont Laurence Rossignol, sénateur Vert Jean-Vincent Placé, les députés PS Christophe Bouillon, Dominique Potier et Jean-Jacques Cottel ou encore le sénateur PS Gérard Miquel.
 
Jean-Luc Bennahmias est pour l'instant le seul député européen (Modem) à être représenté, mais le club a bien l'intention d'en recruter d'autres.
 
Un club dans l'attente d'une conférence et faute de loi
 
Le thème de l'économie circulaire a fait l'objet d'une des 5 tables rondes organisées lors de la conférence environnementale 2013, fin septembre.
 
Contrairement aux espoirs de France Nature Environnement, ou de l'IEC, l'idée d'une loi sur le sujet a toutefois été repoussée.
 
Le ministre de l'Environnement, Philippe Martin, a simplement évoqué la programmation d'une « conférence de mise en oeuvre ».
 
Autre préoccupation des plus écolos du mouvement: le constat que le Premier Ministre, n'a pas forcément la même acception qu'eux du sujet de l'économie circulaire.
 
Pour Jean-Marc Ayrault, l'économie circulaire consiste à « mettre en place un nouveau modèle économique qui minimise les déchets et les réemploie mieux ». Une définition minimaliste, qui fait la part belle aux déchets .
Or le concept de « cradle to cradle » dont s'inspire l'économie circulaire est un concept plus global, allant de la fabrication des produits à l'urbanisme en passant par l'organisation sociétale.
 
Une préoccupation européenne pour 2020
 
« Ce modèle économique global et territorial offre de nouvelles perspectives de croissance et de création d’emplois non-délocalisables.
 
Le sujet est hautement stratégique. La Commission européenne, dans le cadre de sa feuille de route sur l’utilisation efficace des ressources, a d’ores et déjà inscrit dans ses axes de travail prioritaires le développement d’une économie circulaire" avance François-Michel Lambert.
 
De fait, l'objectif de recyclage des ressources est inscrit dans la Stratégie Europe 2020. Après une étude du cabinet McKinsey pour la fondation Ellen MacArthur, les économies potentielles liées à l'application de ce nouveau modèle de développement ont été chiffrées en milliards d'euros.
 
Entre think tank et lobby
 
L'Institut de l'Economie circulaire, qui est une association loi 1901, n'a que quelques mois, et se positionne entre le think-tank et le lobby.
 
« Notre but c'est de faire avancer la règlementation au niveau français et européen. Nos membres ont potentiellement des intérêts divergents, mais nous allons mettre en place une charte pour signifier les limites de l'influence de chacun" assure le communicant de l'IEC.
 
L'association a été créée à l'aide de membres fondateurs, dont Grdf, intéressée par la question de la méthanisation, mais aussi la Fondation Nicolas Hulot, Paprec qui gère le recyclage du papier, La Poste et le syndicat des cimentiers. Veolia compte aussi parmi ses 150 membres.
 
En Chine, le sujet est aussi très en vogue, alors que la consommation croissante de ressources par l'Empire du Milieu pénalise sérieusement son environnement.
 
Le pays ambitionne de créer pas moins de 1000 villes qui fonctionnent en économie circulaire. L'Institut espère bien travailler en collaboration avec la Chine sur ces projets, et s'intéresse aussi aux questions de développement.

Source Euractiv.com

Lundi 7 Octobre 2013

  

Vie de l'Institut | Communiqués de presse | Revue de presse






Librairie
Librairie





Dernier Tweet

Kedge Business School FEDEREC Fondation Nicolas Hulot GrDF La Poste
       

Institut de l'économie circulaire © 2017