Entretiens sur l'économie circulaire en Chine - Partenariats géopolitiques pour une économie circulaire



Jean-Claude Lévy
Conseiller spécial, auprès de François-Michel Lambert, Président de l’Institut de l’économie circulaire (IEC)


Abstract

L’économie circulaire est réputée en Allemagne, au Japon, aux Pays-Bas,… En France l’économie circulaire est incluse dans le titre IV d’une loi qui vise avant tout une transition énergétique et non écologique. En revanche, le nouveau Ministre M. N. Hulot, vient d’être désigné comme Ministre de la transition écologique et solidaire. Outre cette loi récente (2015), depuis le rapport Brundtland (1987), dans la logique des Agendas 21, les collectivités locales françaises, avec le soutien de l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’Energie, contribuent fortement à opérer les expériences les plus abouties d’économie circulaire, au sens où nous définissons celle-ci (Cf. ci-dessous, § encadré p.7). Dans la sphère francophone subsaharienne africaine, champ de la coopération historiquement reliée au développement économique français à travers un grand nombre d’échanges (dont le franc CFA), « l’affichage » d’une économie « circulaire » est en cours. En Chine une loi est spécifiquement dédiée à l’économie circulaire depuis 9 ans, elle est sans cesse réactivée à l’échelle locale et elle est principalement  « supportée » par la Commission nationale et par les commissions locales du développement et de la réforme. Mais on peut encore douter qu’en France, en Afrique, en Chine comme ailleurs,  l’hypothétique « paradigme » d’une l’économie circulaire soit bien tiré au clair, affiché ou non, dans les lois comme dans les « process », afin de favoriser le partage des responsabilités entrepreneuriales privées et publiques pour le profit de la Nature conjointement avec la préservation des ressources. En deux mots, d’où qu’on parle, l’économie circulaire est encore loin de devenir une discipline scientifique à la faveur d’on ne sait quel miracle de l’investissement partenarial « public-privé ». L’économie circulaire est pour l’instant surtout un dispositif organisationnel, et son « corpus » ne deviendra scientifique et effectif qu’à la faveur de recherches comparatives, entre territoires expérimentaux, circonscrits et diversifiés, selon une géopolitique à la fois locale et multilatérale, sinon universelle : c’est pour cette raison que nous sommes allés en Chine en juillet « questionner » nos savoirs, sur la coopération,  et  les partenariats.
 

Ces entretiens se sont  déroulés dans l’optique d’une mise à jour de notre ouvrage de 2009 : « L’économie circulaire : l’urgence écologique (Monde en transe, Chine en transit ?) » (Editions des Ponts et chaussées, Paris), mais aussi pour confirmer (ou non) des travaux plus récents : « L’économie circulaire : un désir ardent des territoires », 2014, même éditeur, en direction des Pays en développement « Economie circulaire et coopération décentralisée : des clés pour agir » 2016, Editions WE Demain.
Nous nous sommes rendus en Chine, entre le 3 et le 13 juillet 2017, à Pékin puis à Shanghai, notamment afin de participer les 6 et 7 juillet à une Conférence bilatérale sino-française, réalisée à Pékin à l’initiative de l’Université des langues étrangères de Pékin (BFSU, Département de Français) et de Paris Sorbonne UPMC, à propos de l’émergence d’une relation éventuellement tripartite sino franco-africaine.
A Pékin, le 4 juillet, en compagnie de Mme FAN Xiaohong, co-auteur de nos premiers travaux sur la Chine, nous avons rencontré de façon informelle M. XIE Zhenhua (qui avait préfacé notre premier ouvrage en chinois), à la Commission Nationale du Développement et de la Réforme (NDRC), ministère particulièrement décisif, concernant la politique générale du Gouvernement chinois à propos de  l’économie circulaire. A Shanghai nous avons tenu compte d’actions interactives depuis plus de vingt ans, entre pouvoirs locaux français et chinois, et nous avons repris contact amical avec la Commission municipale de la science et de la technologie, parce qu’il existe de longue date de multiples coopérations scientifiques et techniques jumelées, appartenant à différentes régions françaises (notamment les Régions Auvergne-Rhône-Alpes, jumelée avec Shanghai depuis 1986, et Occitanie (Montpellier/Languedoc) ainsi qu’avec l’Ile-de-France (et surtout Paris-tech, université partenaire de Shanghai Jiaotong). En Provence, Aix-Marseille a par ailleurs une coopération récente avec une université (privée ?) de Wuhan, quoique Marseille soit jumelée avec Shanghai depuis 1987. De façon générale Shanghai est un lieu d’excellence scientifique où en termes de recherche publique les coopérations liées à l’environnement et à la santé sont assez considérables. 

Pour lire l'intégralité des entretiens, téléchargez la version en PDF 

entretiens_sur_l__economie_circulaire_en_chine___partenariats_geopolitiques__pour_une_economie_circulaire___jean_claude_levy.pdf Entretiens sur l'économie circulaire en Chine - Partenariats géopolitiques pour une économie circulaire - Jean Claude Lévy.pdf  (1.55 Mo)



  

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