Economie circulaire : l’exemple des Pays-Bas



Le 29 et 30 mai dernier, une mission ministérielle composée de Delphine Batho, Pascal Canfin, Nicolas Hulot, quatre parlementaires – dont moi – et des acteurs de l’économie circulaire, s’est rendue aux Pays-Bas pour étudier le modèle hollandais en terme d’économie circulaire.


Economie circulaire : l’exemple des Pays-Bas
Les Pays-Bas ont lancé de nombreuses initiatives qui ont permis à notre voisin de prendre une avance remarquable en la matière. Comment cela se traduit-il ?

  • Ecoconception appliquée à la construction de bâtiments par exemple. Tout est pensé en fonction de l’évolution futur des constructions jusqu’à leur déconstruction afin de récupérer les matériaux en fin de vie. Energies, eau, déchets, matériaux… : tous les flux sont abordés et traités.
 
  • Economie de la fonctionnalité : les entreprises proposent l’usage de moquettes, de chaises, de lumière et non plus la vente de ces produits : un changement profond de référentiel qui responsabilise tous les acteurs producteurs et usagers. L’économie d’usage est en marche !
 
  • Ecologie industrielle : le port de Rotterdam, premier port européen, a inscrit dans son plan stratégique l’économie circulaire et plus particulièrement le développement d’activités économiques sur le concept d’écologie industrielle. La totalité des flux générés par le port et les entreprises intégrées au port sont des sources de production de matière générant de nouvelles activités, en boucles industrielles, pourvoyeuses d’emplois locaux et non délocalisables.
 
  • Recyclage matières : les entreprises hollandaises souhaitent conserver la maîtrise sur les matières mises sur le marché, en s’assurant de leur récupération en fin de vie. Ainsi, moins soumises aux aléas des cours mondiaux, elles peuvent bâtir des modèles économiques plus robustes….avec des emplois locaux nés de la construction de ces circuits courts.
 
La manière dont ces territoires sont parvenus à mettre en pratique circuits de proximité, collaborations entre tous les acteurs, développement à partir de leurs propres ressources, est remarquable. Les îles de la mer du Nord en sont un exemple : elles se sont engagées dans un programme de développement parfaitement adapté aux problèmes et solutions locaux dans le domaine de l’eau, de l’énergie et des matériaux. La réussite de ce programme inspire aujourd’hui des projets aux Etats-Unis, Finlande et Taïwan.

Les Pays-Bas nous démontrent que l’utopie est réalité. Nous pouvons développer une économie fondée sur la circularité de la matière, créatrice d’emplois, améliorant l’environnement. A nous en France de définir notre modèle adapté à la très grande diversité de nos territoires. En ce sens nous serons très mobilisés lors de la table ronde « Economie Circulaire » de la prochaine conférence environnementale de septembre.

La France doit prendre le virage de ce changement de paradigme, passer de l’économie linéaire mortifère vers l’économie circulaire recomposant tout à la fois nos relations dans la société et à la nature.

Par François-Michel Lambert, député des Bouches du Rhône et Président de l’Institut de l’Economie Circulaire

Jeudi 6 Juin 2013

  


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