[Déchets infos] Réaction de François-Michel Lambert à l'issue de la Conférence environnementale



Le président de l’Institut de l’économie circulaire ne désespère pas de faire progresser ses trois propositions phares : des assises, un délégué interministériel (en attendant un ministre…) et une loi cadre.


[Déchets infos] Réaction de François-Michel Lambert à l'issue de la Conférence environnementale
A la sortie de la Conférence environnementale, le 21 septembre, François-Michel Lambert, fondateur et président de l’Institut de l’économie circulaire, ne cachait pas sa déception, voire sa colère, évoquant un « rendez-vous manqué ». Quelques jours plus tard, avec le recul, il est un peu moins sévère, parlant seulement de « demi-échec » — donc implicitement de demi-succès… Selon lui, c’est le format même de la Conférence environnementale et de ses tables rondes (« 6 heures de discussion à 50 personnes ») qui ne permettait pas de « cerner le fond » de la question. Ce qui en est ressorti est donc, de son point de vue, « sans ambition, sans vision, sans cap donné » qui aurait permis de « penser ressources et non plus déchets ». FM Lambert veut cependant « reprendre confiance », estimant qu’il faut « planter des piquets » pour marquer le terrain.

Il s’accroche en particulier à ses trois propositions phares ;
  • la tenue d’états généraux de l’économie circulaire ;
  • la création d’un poste de délégué interministériel à l’économie circulaire ;
  • la préparation et le vote d’une loi cadre, texte « symbolique » qui fixe un cap et permette d’engager le changement de modèle.
     
Pédagogie
Sur les états généraux, il admet que « le mot était peut être mal choisi. Il peut s’agir d’une convention, d’assises… Quelque-chose qui dure quelques semaines sans être trop long, avec un format “grenellien” » associant les politiques et la société civile. Il voudrait en faire un moment de prise de conscience et de pédagogie sur l’épuisement des ressources, la nécessité et la possibilité d’y faire face… « Tout cela ne se dessine pas en deux jours. » La création d’un délégué interministériel lui paraît nécessaire pour « éviter que l’on reste dans l’ornière de l’environnement ». Il s’agirait donc de coordonner l’action de plusieurs secteurs de l’action gouvernementale dont l’Environnement, évidemment, mais aussi l’Industrie, l’Economie et les Finances, le Budget… Dans l’esprit de FM Lambert, le délégué ministériel ne serait qu’une étape car il espère qu’« il y aura bientôt un ministre de l’Economie circulaire ».
Enfin, la loi cadre serait la traduction du changement de cap de notre économie avec l’établissement d’une programmation et de son calendrier, des déclinaisons par filière, un changement progressif de politique fiscale pour taxer moins la main d’oeuvre et davantage l’utilisation des ressources naturelles, etc.

Tableau Excel
Il regrette que le ministre de l’Ecologie Philippe Martin « n’ait pas encore eu le temps d’être pleinement sensibilisé à l’économie circulaire » mais le sent « en capacité de mieux appréhender » la question. Et il déplore la mainmise de certains hauts fonctionnaires de Bercy « qui conduisent la France avec un tableau Excel » et qui « ne voient pas au-delà de 1 à 3 ans ». Dans l’immédiat, il espère que la « conférence de mise en oeuvre » promise par le gouvernement permettra d’avancer sur ces sujets.
[Déchets infos] Réaction de François-Michel Lambert à l'issue de la Conférence environnementale

L'Institut de l'économie circulaire a publié ce schéma qui donne une idée assez précise du concept d'économie circulaire. On voit que la valorisation énergétique, et à fortiori la décharge, constituent des sorties de boucle. Quand au recyclage (à droite), il est une boucle possibles, mais pas la première.

Source : Déchets Infos n°31 du 9 octobre

Mercredi 9 Octobre 2013

  

Vie de l'Institut | Communiqués de presse | Revue de presse






Librairie
Librairie





Dernier Tweet

Kedge Business School FEDEREC Fondation Nicolas Hulot GrDF La Poste
       

Institut de l'économie circulaire © 2017