Conférence environnementale : consensus flou autour de l’économie circulaire



La table ronde de la conférence environnementale consacrée à l’économie circulaire avait pour objectif d’acter le passage à un mode de production qui évite le gaspillage des ressources et sécurise l’approvisionnement du pays en matières premières. Un sujet très vaste. Des conclusions très générales.


Conférence environnementale : consensus flou autour de l’économie circulaire
"La mise en place d’un nouveau modèle qui minimise les déchets et qui les réemploie mieux est accessible et rentable (…). Ne perdons pas de temps pour organiser ce modèle de l’économie circulaire", a rappelé le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dans son discours de clôture de la Conférence environnementale, le samedi 21 septembre. A part le rappel d’une harmonisation progressive des conditions de tri et de collecte et l’organisation de la lutte contre l’obsolescence programmée des produits (deux chantiers déjà en cours), le Premier ministre ne s’est pas vraiment étendu sur le sujet.
 
A l’issue de la conférence, François-Michel Lambert, le président de l’Institut de l’économie circulaire, déclarait : "Cette conférence environnementale est clairement un rendez-vous raté pour l’économie circulaire." Les participants de cette table ronde - dont Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, Philippe Martin, à l’Ecologie, et Benoit Hamon ministre délégué en charge de l’Economie sociale et solidaire et de la consommation - ont de leur côté expérimenté la difficulté d’attaquer le sujet, surtout à cent autour de la table !

Plusieurs idées ont tout de même émergé. "Il a été retenu le principe d’une mobilisation des industriels pour diffuser les bonnes pratiques d’économie circulaire dans leurs secteurs", avance Serge Orru, l’ancien directeur du WWF France, membre de l’institut de l’économie circulaire et facilitateur de la table ronde. Autre point retenu : la modulation des éco-contributions des filières à responsabilité élargie du producteur - les fabricants et importateurs doivent prendre en charge financièrement la collecte, le recyclage ou le traitement des déchets issus de leurs produits - en fonction du niveau d’éco-conception des produits (durabilité, réparabilité, recyclabilité...). Plusieurs acteurs ont également demandé l’interdiction des sacs plastiques à "bas coût" et l’organisation d’états généraux de l’économie circulaire.

Friction sur l’obsolescence programmée

Globalement, le consensus était au rendez-vous. "Tout le monde est d’accord pour dire que la prolongation de la durée de vie des produits est un enjeu majeur. Il y a certes un enjeu sur le traitement des déchets mais aussi sur notre manière de produire et de consommer", explique Bruno Gentil, le président de l’association France Nature Environnement (FNE).

D’où l’importance d’accompagner les entreprises dans leurs démarches d’éco-conception. Les représentants des PME ont rappelé qu’il n’était pas toujours aisé de mettre en œuvre ce type de programme. "Nous demandons à travailler par secteurs et par filières. L’automobile et le bâtiment, par exemple, n’ont pas du tout les mêmes problématiques en la matière", avance Guillaume de Bodard, le président de la commission environnement et développement durable de la CGPME. Gros point de friction : l’obsolescence programmée. Le projet de loi sur la consommation proposé par Benoit Hamon qui aborde le sujet (allongement de la durée de garantie, multiplication du niveau de sanction, actions de groupe) reste très contesté par le Medef.

Source : Camille Chandès Usine Nouvelle


  

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